9 mai, fête de l’Europe: Génération égalité lance un appel pour les européennes

mai 9, 2009

Européennes : changeons la donne

 

 

tracteuropevotezEn juin 2009, les Européens voteront pour élire leurs représentants au Parlement européen. L’Europe, ces dernières années, n’a pas réussi à démontrer sa capacité à répondre aux attentes de ces citoyens. Pire, elle a souvent servi d’excuse aux responsables politiques nationaux pour justifier des politiques ultra-libérales aux effets dévastateurs. L’Europe ne peut plus, ne doit plus servir de prétexte à renoncer à certaines de nos exigences. Non, le démantèlement des protections sociales, la déréglementation des marchés, la casse des services publics ne sont pas moins graves quand ils sont défendus par Barroso que quand ils sont portés par Sarkozy. L’Europe de la droite correspond aussi peu à notre idéal que la France de l’UMP.

C’est en tant que socialistes que nous devons peser dans le rapport de force que les libéraux, eux, assument parfaitement. Politiser l’Europe, européaniser la politique, c’est en ce sens que nous nous engageons. Les élections de juin sont une occasion donnée aux forces de progrès de reprendre la main. Nous, militants de Génération Egalité, appelons les jeunes socialistes européens à s’engager massivement à nos côtés pour promouvoir une autre Europe. Plus d’Europe pour une meilleure Europe, voilà notre combat. Autour de trois objectifs politiques, nous avançons quelques propositions fortes :

Faire de l’Europe un cadre privilégié de l’intervention de la puissance publique :

-en créant une Communauté européenne de la Recherche et de l’Innovation avec les pays qui le souhaitent, en utilisant la voie d’une coopération renforcée.

-en augmentant fortement le budget européen, qui ne représente aujourd’hui que 1% du PIB de l’Union, notamment en ouvrant la possibilité de l’emprunt européen, aujourd’hui interdit par les traités.

-en adoptant des mesures de protection commerciale fondées sur des critères sociaux et environnementaux pour décourager les pays émergents de choisir un mode de développement favorisant le dumping social et environnemental.

S’engager pour la social-écologie au niveau européen :

-en réorientant les politiques économiques et monétaires dans le sens d’un développement vert et partagé.

-en progressant vers l’harmonisation sociale et fiscale grâce à la mise en place d’une clause de sauvegarde sociale qui interdise qu’une directive européenne puisse avoir pour conséquence un recul social dans un pays membre, et en définissant un salaire minimum européen.

-en créant une Communauté européenne de l’énergie pour les pays qui le souhaitent.

Avancer vers une Europe politique qui doit devenir une Europe-puissance :

-grâce à une grande refonte démocratique du système. C’est par la démocratie que les grandes luttes sociales aboutissent. Ce n’est qu’à partir du moment où le Parlement européen verra ses pouvoir augmentés, et que la Commission émanera de sa majorité qu’une réorientation pourra avoir lieu.

-en favorisant les groupes pionniers d’Etat. L’idée d’une « Europe des trois cercles », au centre de laquelle un groupe moteur d’Etats euro-volontaires peut avancer plus rapidement que les autres dans l’intégration européenne, est plus que jamais pertinente.

-en développant la défense européenne, grâce à la mise en commun des capacités militaires des pays les plus euro-volontaires.

Pour signer l’appel, merci d’envoyer un mail à contact@generationegalite.fr

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Rencontre avec Laurent Fabius sur le thème: « Quelle Europe après le 7 juin 2009? »

mai 6, 2009

arton1160Le lundi 18 mai 2009 à 19h au Wagon vert à Rouen, le Mouvement des Jeunes Socialistes de Seine Maritime vous propose, en association avec Génération égalité, une rencontre avec Laurent Fabius autour de la question : « quelle Europe après le 7 juin 2009 ? ».


Une campagne qui ne dit pas son nom

mai 5, 2009
Notre camarade Mathieu Durquety est candidat suppléant pour les élections européennes, sur la liste Grand Ouest du PS. Il nous donne son sentiment sur la campagne.

Notre camarade Mathieu Durquety est candidat suppléant pour les élections européennes, sur la liste Grand Ouest du PS. Il nous donne son sentiment sur la campagne.

Les semaines passent et se ressemblent, dans cinq semaines les jeux seront faits et pourtant peu de nos concitoyens semblent concernés par le scrutin des élections européennes.

Ce sixième renouvellement du parlement de Strasbourg, dont tout le monde semble ignorer jusqu’à la date (7/06/2009) risque d’apparaitre comme l’échéance électorale ayant connu la plus faible participation.

La crise que connait la France aujourd’hui provoque un désir de réponse immédiate chez nos compatriotes. Alors qu’à longueur de marchés et de sorties d’entreprises nous évoquons la prochaine mandature européenne et l’impérieuse nécessité de tendre vers une majorité de « gauche » au parlement ; invariablement la réponse est, reste et demeure : « oui mais demain… »

Difficile également de défendre face aux mondes de la pêche et de l’agriculture une Europe plus solidaire et de fait d’accepter une PAC moins généreuse et des quotas qui peuvent paraitre injustes.

Finalement, la campagne a trouvé son symbole : des éclats de rire, d’une représentante du gouvernement et candidate elle-même en position éligible (Mme Dati), dont le côté décalé n’avait d’égale que l’irrespect envers ses interlocuteurs.

Nombre de militants déplorent le manque de retours sur le travail de nos élus au parlement européen. Au cours des cinq dernières années combien de sections socialistes(en dehors du traité) ont mis à l’ordre du jour et ce, de manière régulière, l’actualité politique de l’union (sans doute trop peu)?

Il n’y a rien de plus efficace en termes de vecteur de communication qu’un militant informé ; aussi il nous faudra à l’avenir en tenir compte sans attendre cinq ans.

Depuis le meeting de Toulouse le parti socialiste a retrouvé le chemin de l’unité en concentrant ses tirs contre Nicolas Sarkozy, José manuel  Barroso et Silvio Berlusconi. Comme l’a rappelé notre première secrétaire Martine Aubry nous devons appeler à un vote sanction et d’action.

SANCTION, car la politique libérale européenne dispose du soutien indéfectible du président de la république.

Si les listes UMP/NOUVEAU CENTRE devaient arriver en tête au soir du 7 juin prochain on ne manquera pas de souligner le satisfecit envers l’ «  l’inaction »du  gouvernement et  l’hyper-agitation de Nicolas Sarkozy.

ACTION car pour la première fois depuis trente ans,  les socialistes européens disposent d’une même plate forme programmatique : « le manifesto »Ce projet porté collectivement par l’ensemble des partis sociaux démocrates et socialistes européens est symbole d’unité donc de force. Les engagements pris en matière d’un plan de relance ambitieux à la hauteur des enjeux, en faveur d’un pacte européen pour le progrès social (salaire minimum, directive portant sur les services publics universels, harmonisation fiscale et sociale etc …)dans le cadre d’une économie réelle doivent par notre campagne trouver une traduction électorale et capter l’adhésion d’ une majorité de nos compatriotes. Point de salut dans le vote protestataire sans portée majoritaire, seul le vote socialiste  est capable de changer le cours de notre union et de se montrer à la hauteur de l’enjeu.

Enfin, je viens d’apprendre que le gouvernement par souci tactique s’apprête à proposer une fermeture du bureau de vote à 18h00 contrairement à l’usage (20h00), une raison de plus d’aller voter !

Mathieu Durquety (G.E.Vendée), Candidat suppléant, Liste grand ouest du PS


Le 7 juin, je vote!

mai 4, 2009

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